• Mathilde Ziegler

Microbiote : Un monde à découvrir


Et si le rôle de notre flore intestinale était aussi fondamental que celui de notre cerveau ? Les recherches les plus récentes montrent que l'un et l'autre interagissent et nous impactent profondément. De nombreux mystères ne demandent qu'à être levés...Mais pour l'instant ils restent entiers !

Les bactéries, ces organismes microscopiques trop vite associés à des êtres indésirables, sont nos amies. Notre corps en abrite une quantité considérable : 100 000 milliards ! Près de dix fois plus que nos cellules ! Elles forment des microbiotes, de petits écosystèmes dans lesquels un grand nombre d'espèces de microbes, champignons et levures sont présentes simultanément, en un véritable équilibre.

Nous n'avons en effet pas UN mais DES microbiotes, chacun à un endroit différent : sur la peau, dans la bouche, le nez, la gorge et les oreilles, les poumons, les parties génitales, l'intestin. On a découvert aussi qu'il y en avait même un sur la glande mammaire en fin de grossesse ou encore un microbiote placentaire. Tous se reconstituent en permanence. Ainsi, à peine sortis de la douche nous voilà recolonisés. Et c'est tant mieux parce qu'ils vivent en symbiose (harmonie) avec nous et nous rendent des services.

Le plus important de tous, celui ou se trouve 90% des bactéries de notre corps, est le microbiote qui colonise notre intestin. Connu depuis environ un siècle, on l'étudie sérieusement depuis seulement une vingtaine d'année, les moyens technologiques récents permettant de faire des observations impossibles auparavant.

Cette flore intestinale transforme les aliments que nous avons ingéré, facilitant le travail de notre organisme qui gagne ainsi 20 à 30% d'énergie supplémentaire. Elle rend certains nutriments assimilables, secrète des substances chimiques qui nous sont nécessaires, comme la vitamines K qui participe à la coagulation du sang pour éviter les hémorragies. Elle a aussi un rôle important sur notre immunité, en entrant en compétition avec les germes pathogènes et en sécrétant des substances antibactériennes. Nos bonnes bactéries échangent des substances pour communiquer entre elles, sans que l'on sache exactement comment.

Tels ADN ou emprunte digitales, chaque flore intestinale est unique dans sa composition, même si toutes ont des fonctions similaires.

Les chercheurs y repèrent les pourcentages de différents grands type de bactéries, dans les cas de naissance par césarienne, les risques de maladies modernes (cœliaque, asthme, diabète) augmentent, l'intestin du nourrisson, n'étant pas ensemencé par la flore de sa mère comme il l'aurait été dans un accouchement par voie basse. De plus en plus souvent, ces nouveaux-nés sont frottés avec le microbiote vaginal de leur maman !

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Quartier Plainpalais

Avenue Henri-Dunant 3

1205 Genève

Naturopathe

Nutritionniste

Réflexologue

Agréée ASCA

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