• Mathilde Ziegler

Du sport contre les troubles psychiatriques et de l’humeur !

Aux États-Unis, une équipe de chercheurs a testé avec succès la pratique sportive pour soulager les symptômes de différents troubles de la santé mentale et de l’humeur. Une approche naturelle pour des personnes qui se voient trop souvent prescrire uniquement des médicaments lourds de conséquences.


Nous connaissons tous l’adage « bien dans son corps, bien dans sa tête », déclinaison contemporaine d’« un esprit sain dans un corps sain », citation d’un poète satirique romain des Ier et IIe siècles. Pour autant, l’exercice physique n’avait encore jamais été envisagé comme un traitement en tant que tel aux États-Unis, jusqu’aux récents travaux d’une équipe scientifique de l’université du Vermont, aux résultats très encourageants.

Ces chercheurs ont voulu tester une approche intégrative de la santé et du bien-être sur des patients atteints de trouble psychiatrique et de l’humeur en leur proposant des activités physiques et un rééquilibrage alimentaire. Pour ce faire, David Tomasi, Sheri Gates et Emily Reyns ont construit un gymnase avec de la lumière naturelle et une décoration spécialement conçue pour cette étude dans l’unité de psychiatrie du Centre médical de l’université du Vermont.

Pendant un an, ils ont proposé quotidiennement des programmes d’exercices physiques d’une heure encadrés par du personnel médical à 100 patients souffrant d’anxiété, de dépression, de schizophrénie, de comportement suicidaire ou encore d’épisode psychotique aigu – à côté d’autres approches déjà proposées comme la méditation de pleine conscience, le tai-chi-chuan ou encore la musicothérapie.


Mesure de l’humeur avant/après

Avant et après chaque séance de sport, les psychothérapeutes ont interrogé les patients sur leur humeur ainsi que leur estime de soi pour évaluer les effets de l’exercice sur les symptômes psychiatriques. En moyenne, 95 % des patients rapportaient une amélioration de leur humeur après les exercices, tandis que 63 % des patients déclaraient être heureux ou très heureux (par opposition à neutres, tristes ou très tristes). Les patients ont également fait état de niveaux plus faibles de colère, d’anxiété et de dépression, ce qui ouvre la possibilité, à terme, d’avoir la main moins lourde sur les médicaments psychotropes. Enfin, 91,8 % d’entre eux ont indiqué qu’ils étaient satisfaits de la sensation de leur corps après le sport et exprimé leur intérêt à poursuivre ce programme.

L’exercice physique peut donc être un moyen utile de réduire les troubles mentaux mais aussi l’agitation psychomotrice et la tension musculaire, en s’attaquant aux facteurs de stress et en développant un sens de soi plus équilibré et intégré. Et pour cause, l’activité sportive est associée à une augmentation de certains neuromédiateurs cérébraux tels la dopamine, la noradrénaline ou la sérotonine, ce qui pourrait diminuer les symptômes liés à la dépression et aux troubles anxieux. Le sport favorise également un état de relâchement entraînant un effet apaisant sur l’anxiété et joue sur le stress lui-même, en diminuant le taux de cortisol dans le sang.



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Naturopathe

Nutritionniste

Réflexologue

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